Le clocher de Pomponesco "BELLO !"

[Carnet de voyage #3] – De la plaine du Pô à la mer adriatique, l’Italie à vélos

J+38, 1571 km 🇮🇹

Ciao Italia ! Après plus de 1 100 km et presque 1 mois au cœur du nord de l’Italie, on a passé la seconde frontière du voyage : la Slovénie !

Des bivouacs toujours plus improbables, des humains fantastiques avec le cœur sur la main, des paysages variés et une architecture d’une richesse incroyable. Bref, on ne s’est pas trop ennuyées en Italie !

Pour voir plus de photos de notre voyage à vélos en Italie, c’est par ici !

On vous laisse découvrir quelques-unes des anecdotes qui ont rythmé cette traversée italienne !

Santo Stefano. Après une pause de 5 jours dans le paisible village de Vittorio, on reprend enfin la route avec le soleil et ça fait hyper plaisir ! C’est presque comme un nouveau grand départ. On repart gonflées à bloc et avec un regard nouveau sur la plaine du Pô que l’on trouvait jusqu’à présent monotone. Le soleil, ça change vraiment tout. Après à peine 2 km à pédaler, on est déjà en train de faire voler le drone. Tout devient prétexte à prendre une photo ! Finalement, les champs de peupliers et les cultures à perte de vue ont du charme, et le Fiume Pô aussi.

Champ de peupliers vu du ciel sur la Plaine du Pô, amusement graphique
Champ de peupliers vu du ciel sur la Plaine du Pô, amusement graphique

Cizzolo. Après une nuit de bivouac dans un « champ » de peupliers bien rangés et très graphique, on reprend la route et on sillonne les rues du premier village en quête d’un point d’eau. Deux hommes nous saluent et nous questionnent sur notre voyage, l’un sur son tracteur tondeuse, l’autre sur sa bicyclette. Joyeuse équipe ! Lorsqu’on explique que l’on est françaises et que l’on vient d’un village proche d’Avignon, le premier a des étoiles dans les yeux ! Giovanni. (Le second s’en va !)

Il nous invite alors chaleureusement à entrer chez lui juste en face et boire un café.

En fait, il parle français. Ses parents ont passé une bonne partie de leur vie en France pour fuire le fascisme et il connait assez bien le Vaucluse.

Pendant que sa femme Laura nous prépare un café, il nous propose de nous faire partager sa passion ! On le suit alors dans une sorte de vaste garage accolé à la maison. On était vraiment à des années-lumière d’imaginer ce que renfermait cet espace. Des voitures ? Des créations en bois ? Une brasserie artisanale ? Pas du tout.

Dans un premier temps, Giovanni nous explique qu’il aime beaucoup les « vieilles objets ». Il a une collection de figurines Betty Boop et Simpson géantes et tout un tas d’antiquités. En fait, il est antiquaire. Mais ce n’est pas tout.

Il nous emmène ensuite à l’étage. On découvre une centaine de balances : pour peser le sel, la drogue, la farine, les bébés, les lettres… De multiple balances de toutes les tailles, de tous les continents et de toutes les époques. On n’avait jamais vu une collection pareille… de balances ! Il commence à nous présenter chacune d’entre elles avec passion pendant que son chien un peu fou nous saute dessus et prend plaisir à nous renifler les fesses.

Dans le fond de la pièce trônent sur les murs une collection d’outils agricoles d’une autre époque et des balais. Beaucoup de balais. En fait, ce bâtiment fut la première usine à balais d’Italie ! Il nous offre d’ailleurs deux petits balais miniatures !

On retrouve ensuite Laura pour partager le café. Ils se disputent gentiment en italien sur le meilleur des itinéraires à nous conseiller pour rejoindre Venise. Giovanni est clairement un adepte de la voiture, pour lui c’est impensable de faire des détours : longer le Pô c’est trop long, quelle idée ! Ils nous parlent d’un joli village fortifié à 7km. Pour nous éviter d’y aller en vélo, Giovanni propose de nous emmener en voiture.

Juste avant de partir, Giovanni sort en courant vers nos vélos en criant. On découvre le chien fou, aux anges, entouré de détritus. Il vient de déchiqueter notre poubelle accrochée à nos vélos. Giovanni très embarrassé, ramasse avec ses mains nos papiers toilettes usagés et tous nos déchets. Miam. Scène assez drôle quand on y repense ! Une fois l’incident résolu, on monte en voiture ! On a fait le tour en voiture de Sabionneta, vraiment histoire de dire que c’était fait !


En route vers Pomponesco. On suit jusqu’ici des panneaux d’indications pour vélos. Alors qu’on longeait plus ou moins le Pô, un panneau nous dirige vers la gauche. Méfiantes, on décide de prendre à droite. Arrivées au bout de la route, il n’y a plus d’asphalte. Seulement deux hommes un peu âgés, assis sur un banc. L’un d’entre eux, la voix usée par la clope, la vie et l’alcool nous dit en gros « Pomponesco Bello Dreto ». Il nous confirme donc que l’on peut continuer sur ce chemin de terre. Il ajoute d’autres indications, mais malgré nos efforts : on n’a rien pigé ! On s’élance donc à pleine pédales sur ce chemin terreux qui longe le Pô, bordé de champs de jeunes peupliers fraîchement plantés. Rapidement, le chemin se transforme en flaques d’eau boueuse. Pendant plus de 6 km, on galère à pédaler dans la gadoue et on tente de ne pas glisser ! « Pomponesco Bello… Mon c.. !! » On n’avance pas, mais on se marre bien. Enfin, c’est marrant parce que le soleil nous accompagne et qu’on n’est pas pressées. On suit des traces de sangliers fraiches, jusqu’à apercevoir un clocher ! Et Pomponesco : Bello pour de vrai. Il est temps de boire un cappuccino bien mérité !

La pista pas du tout ciclabilé
La pista pas du tout ciclabilé (on est perdues)

Dans la même journée, sur le trajet vers notre couche, on ne résiste pas à une prise de vue du Pô avec le drone et les rayons dorés de fin de journée. On ne sait pas si on a le droit dans cette zone mais tant pis ! On s’arrête sur le bord de la route. GG fait décoller le drone. Une voiture s’arrête au loin, on se dit, dans notre parano, que c’est forcément relié au drone. Même pas ! La voiture repart. 2 minutes plus tard, elle repasse dans l’autre sens. Anai est déjà au loin, pour la prise de vue. Elle revient. GG fait atterrir le drone illico. La voiture repasse à nouveau et s’arrête cette fois à côté de nous. Il débite un flot d’italien incompréhensible (le drone ?) puis commence à faire ce que l’on interprète comme un geste obscène : de façon répétitive, il rentre son doigt dans le cercle/trou qu’il forme avec son pouce et son index, de l’autre main. Il recommence à dire des choses incompréhensibles et à répéter son geste. Il n’a pas l’air malveillant mais on n’est pas à l’aise. Au bout de 3 longues minutes on finit par comprendre… il nous demande en fait si l’on a crevé !

San Giocomo. Aujourd’hui, on a beaucoup roulé. Dans l’après-midi, on s’est arrêtées dans un café, une dame hyper marrante passe une fois et nous demande où l’on va. Puis un quart d’heure plus tard elle revient et nous conseille de faire un détour pour faire escale à San Benedetto Po car il y a « un antico monasterio » magnifique. On a décidé de suivre ses conseils, et c’est vrai que ça valait largement le détour.

San Benedetto Po
San Benedetto Po

L’heure tourne, il est temps de trouver un spot de bivouac avant que la nuit tombe. On traverse une ferme un peu glauque où on entend des cris d’animaux étouffés franchement indéfinissables. On continue, poursuivies par une odeur de fiente qui pique les narines. Après avoir un peu galéré, on décide de planter la tente sous une petite bute. D’où nous sommes, les voitures qui passent plus haut ne peuvent pas nous voir. Rusées.

Bien cachées sous la butte
Bien cachées sous la butte

La nuit est tombée. Emmitouflées dans nos sacs de couchage, on s’apprête à passer une nuit de repos intense. Mais rapidement, on est dérangées. On entend une voiture arriver dans le chemin perpendiculaire (cahoteux et difficilement empruntable) à la route sous laquelle nous sommes planquées. Elle avance à vitesse très réduite avant de s’arrêter au milieu du chemin. Après un claquement de porte, un bruit strident retentit. Puis, plus rien. Pas un son, mais on sait qu’il y a une présence. Pendant 30 minutes, on reste les yeux (et les oreilles) grands ouverts, clairement prêtes à bondir, à sortir d’un côté ou de l’autre de la tente. (Dieu merci, on a deux portes !) Tous nos sens sont à l’affut du moindre indice. Un son juste à côté de la tente. Un lapin. Ok. Tout va bien. On entend alors une voix de femme, toutes les portes claquent. Le moteur redémarre et les phares s’allument avant de rebrousser chemin. Chacune de notre côté, en silence on s’est fait tous les films possibles : elle/il/elles/ils fumai(en)t un joint avant de rentrer à la maison ? Ils faisaient l’amour ? Ils observaient les animaux ? Ils étaient en plein braconnage ? Ils cachaient un corps ? Ou ils venaient pour nous manger ? Ou pire, pour voler nos vélos ? Le mystère reste entier encore aujourd’hui (et c’est un peu frustrant) ! Ils sont partis, on respire. On se prépare à s’endormir comme des bébés.

Mais que nenni. Vers 23h40, on entend comme des cris aigus. Un son strident répétitif (un peu angoissant) qui semble se déplacer pas très loin de nous. Est-ce qu’il y a un lien avec la voiture ? Un animal ? Un humain ? Aucune idée ! Le son s’arrête. On finit par s’endormir enfin.

Lago Di Fimon. Fin de journée. Comme tout itinéraire soigneusement préparé par nos soins, on termine par de belles montées. On est déjà KO, alors on en chie particulièrement. On a une très belle vue sur des paysages viticoles, mais pas d’endroit plat où se caler. La plaine laisse soudainement place à la forêt. Après un rapide coup d’œil sur la map, Anai voit un lac. Le Lago Di Fimo. Ok, bingo. Lac = nature, on trouvera surement un endroit où dormir. C’est hyper beau, un peu mystique avec la lumière de fin de journée et une légère brume. Repère de pêcheurs, petit bar, le lac est assez fréquenté et à juste titre : le cadre est magnifique. On pousse un peu et on finit par s’arrêter sur la pointe sud. Il y a des tables de pique-nique. Notre devise c’est « plus c’est gros plus ça passe ». On va se gâter.

Le lac de Fimon
Le lac de Fimon

On s’installe tranquillement. Un monsieur à vélo nous salue et dit plein de trucs en italien qu’on ne comprend pas vraiment. Il vient mettre des pétales au pied de 3 croix en bambou, juste en face de nous. Il est sympa et bienveillant, on comprend juste que « ça fait 8 mois que…. Quelque chose ? » et qu’il va à l’église prier pour nous et notre voyage ce soir. On mange à l’aise sur la table avant d’aller se coucher fatiguées de nos 69km. On se glisse sereinement dans nos duvets et on commence à s’endormir, bercées par le son de la nature et une musique un peu lointaine. Soudainement, on entend un troupeau qui semble se diriger droit sur nous accompagné d’une voix dans un haut-parleur. Ils s’arrêtent juste là. Des enfants crient « la tenta, la tenta ! », les parents semblent juste dire « chut ». La voix annonce la fin du rassemblement religieux et la foule répète les prières du prêtre. Situation de bivouac improbable. Quelles étaient les probabilités pour que notre spot soit le lieu de prière finale de la procession d’une bonne cinquantaine de personnes ? En tout cas, les paroles du monsieur à vélo ont pris (presque) tout leur sens ! Et il était probablement dans cette foule en train de prier pour nous !

Piazzolo sul Brenta. Ce matin, soleil radieux. Surement l’une des journées du voyage où on a le plus chaud ! On fait la rencontre d’un gars qui nous dit qu’il va pleuvoir. Difficile à croire. On fait donc abstraction de cette information et on se met en route. On passe par des routes de campagne et des villages. Pas forcément simple de s’orienter, jusqu’à ce qu’on tombe un peu par hasard sur une piste cyclable. Royal. D’un coup, le soleil se cache, le ciel devient noir et le vent se lève. Le retour de la plaine nous permet de lire le futur : un gros orage va nous tomber sur la face. Le vent nous pousse si ardemment qu’on doit tenir le guidon de toutes nos forces pour ne pas se faire emporter dans le fossé. On sort de la piste pour aller dans le village le plus proche et trouver un endroit où s’abriter. Bevadoro. Problème, c’est l’heure de la siesta. Tout est fermé et pas un bout de toit qui dépasse. Alors on se dit qu’on va aller dans le cimetière : au moins ce sera ouvert et on trouvera un endroit où rester au sec. En plus, ils sont plutôt accueillants là-bas ! On s’y installe donc à l’abris du vent (au fond d’un couloir de tombes), Anai dessine et GG cherche un endroit où l’on pourrait passer la nuit. Une vingtaine de minutes s’écoule avant que deux hommes débarquent. Ils n’ont pas l’air très contents. On comprend que quelqu’un les a alertés d’une présence suspicieuse dans le cimetière (quelque chose comme « polizia » nous a mis la puce à l’oreille). C’est nous ! Ils nous informent avec insistance que nous ne pouvons pas dormir ici : les portes ferment à 20h00. Mince, dommage. C’était vraiment très tentant ! On essaye d’expliquer en Franglitalien qu’on veut juste s’abriter le temps que l’orage passe, et que, évidemment, dès qu’on peut, on se fait la malle. Ils partent à peu près rassurés : nous ne sommes pas des pilleurs de tombes ! (l’un d’entre eux nous fait un espèce de pouce levé en l’air avec son moignon : on décide de prendre ça comme un signe de paix). En parallèle, Mattia et Elena nous ont répondu sur Warmshower et proposent de nous héberger pour la nuit. Cet orage est tombé au bon moment ! Sans quoi, nous n’aurions pas fait cette rencontre et nous n’aurions pas passé la soirée avec Mattia, Elena, Renato et sa famille ! La vie est bien faite !

L'orage laisse place à la chaîne de montagne italienne
L’orage laisse place à la chaîne de montagne italienne

Venezia. On ne sait pas trop pourquoi mais c’était un peu une étape dans le voyage, comme un cap mental en termes de distance. Grâce aux nombreux conseils de Mattia, on rejoint la Sérénissime par des pistes cyclables agréables en passant par Padova. On pédale le long d’un canal bordé de grands Palazio. On arrive à Mestre (ville dortoir à coté de Venise) par des routes parsemées d’industries. On s’offre le luxe d’un camping (enfin plutôt un parking à camping-cars blindé avec toilettes d’aire d’autoroute), pour pouvoir prendre le temps de découvrir cette ville qui fait tant parler d’elle. À 10 km de Venise, on se dit qu’on va y aller à vélo pour éviter de payer le bus -ce genre de moments où tu as l’impression de niquer le système. Bien sûr, arrivées à Venise, le parking à vélos obligatoire s’avère être payant. Enfin, ce n’est pas JUSTE un parking, c’est littéralement des coffres fort pour vélos. 20 balles pour les deux bécanes, finalement, le bus était une bonne option ! Mais c’est pas grave, c’était plus agréable à bicyclettes.

Les gondoles attendent les touristes
Les gondoles attendent les touristes

Première impression : on est pourtant un lundi d’avril, mais il y a trop de monde pour apprécier. La ville est labyrinthique, on se fait emporter par un flux de gens dans les rues et on laisse nos yeux capter des petits bouts de Venizia. C’est magnifique. Mais on est évidement loin de l’authenticité qu’on a pu sentir ces dernières semaines. On est à l’apogée du tourisme de masse, tout ce monde (dont on fait partie), au même endroit. Des queues à rallonge pour visiter les musées, un bain de foule dont on s’était tenues bien loin depuis le début du voyage. On continue de se perdre dans des petites rues. On commence seulement à apprécier, un peu éloignées de la foule. Les taxis, les ambulances, les « camion »-poubelles sont des bateaux. Les bâtiments ont les pieds dans l’eau et dans la vase. C’est complètement dingue quand on y pense et on comprend pourquoi cet endroit incroyable est devenu Disneyland. Dommage.

Venise et la place San Marco
Venise et la place San Marco (un peu de monde…!)

Conclusion : on préfère les grands espaces, la nature et les lieux moins fréquentés !

Isonzo. On roule sur une route où la circulation est assez dense, bien décidées à rejoindre Trieste ce soir. Il est 15 h, on passe sur un grand pont qui surplombe une rivière bleue émeraude. L’Isonzo. Anai a les yeux qui brillent. C’est vraiment très tendant de s’y arrêter. On décide donc de quitter la grosse route bruyante et de bifurquer vers un petit chemin qui longe cette rivière. Il est 15h30, on s’installe. L’un de nos plus beaux spots de bivouac depuis notre départ. On arrivera à Trieste demain !

S’arrêter quand tu veux et prendre le temps : c’est ça le voyage à vélo !

Coucher de soleil sur le fleuve Isonzo
Coucher de soleil sur le fleuve Isonzo

Trieste. Après une vingtaine de km sur un chemin forestier au cœur d’une faune et d’une flore verdoyante, on finit par retrouver notre grosse route bruyante et une charmante zone portuaire industrielle vers Monfalcone. La transition est intense ! Ça y est, on voit la mer Adriatique, on arrive à Trieste. Ce soir on est hébergées par Massimo, notre hôte Warmshower. On arrive devant son immeuble. Personne. On attend quelques minutes, deux français nous interpellent, Coco et Hypo. 2 autres guests de Massimo. On se présente on discute quelques minutes, quand Greg arrive à son tour ! Un cinquième guest ! Ok donc on est 5 à dormir ici sur le canapé ! On passe une soirée hyper chouette et conviviale sous le signe de la pizza internationale (avec deux autres voyageurs, d’Allemagne et du Venezuela (qui vit en Suède) et des amis italien et irakien de Massimo) et du Limoncello. On fait également la rencontre de Magoo et son acolyte, les 2 perroquets de Massimo ! Des oiseaux improbables d’une intelligence qui fait peur ! Magoo est capable d’ouvrir sa cage et celle de son compère ! On va tous se coucher en quinconce dans l’idée de passer une grande nuit récupératrice ! Mais nos deux nouveaux amis en ont décidé autrement. « MAGICAL MAGICAL MAGICAL PAPAGAI MOUAHHAHAHAHA », répète en boucle Magoo l’air complètement possédé tandis que le second oiseau reproduit à merveille le bruit aigu et strident d’un minuteur de four -toutes les 5 minutes. Deux oiseaux majestueux contre cinq humains, on ne faisait vraiment pas le poids.

Et juste avant notre passage de frontière, on a déjeuné avec… Mathia et Elena ! <3 Ils sont venus passer le week-end Di Pasquala à Trieste : fantastique ! On relève au passage (et avec amusement) qu’ils ont mis 2h30 à réaliser notre trajet d’une semaine. On ne pensait pas les revoir de sitôt ! Partis comme ça, on devrait dîner avec eux la semaine prochaine en Slovénie !

Drapeaux de prières

2 réponses

  1. Les filles, je m’abonne! Des anecdotes comme ça, j’en veux tous les jours!! Il y a tout. Suspense et mystère avec les bruits étranges de la ferme glauque (quand même on aurait bien aimé savoir) chaleur humaine ( Giovanni fouillant à mains nues dans l’intimité de vos poubelles, j’ai adoré!) érotisme (hihi! le geste du clou dans le pneu), religion, alcoolisme ( 82° vraiment la gnôle de Toni?) Et bien sûr les paysages et les dessins d’Anaïs, Superbes.
    Ne lâchez rien! Si c’était pas le poids supplémentaire, je me cacherais bien dans vos sacoches!
    A très vite j’espère. Je vous embrasse depuis St Jean où il ne se passe …rien!

    1. Merci Jacqueline pour ton message ! Pour les bruits, le mystère reste entier : libre cours à notre imagination 😀
      On ne sait pas si elle est vraiment à 82° cette gnôle, mais en tout cas ça décape !
      C’est d’accord, on t’emmène dans nos sacoches ! On t’embrasse, à bientôt !

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