Izola (Slovénie)

[Carnet de voyage #4] – La côte Slovène à vélos

J+ 42, 1620 km.

De Cerej à Sečovlje, la côte slovène à vélos.

Après la sortie de Trieste dans un trafic particulièrement intense (et notre premier passage involontaire sur l’autoroute -on a serré les fesses), l’entrée en Slovénie par la voie cyclable, en catimini dans les bois: un véritable bol d’air ! 🌱

Frontière Italie-Slovénie dans les bois
Frontière dans les bois

Petit pays montagneux à la nature verdoyante pleine de contrastes: vous vous douterez bien que nous avons préféré longer la côte en Istrie plutôt que de s’aventurer dans l’arrière pays vallonné (même si c’est vraiment très tentant) ! 😁

Notre passage a donc été assez court avant de continuer à rouler vers la Croatie. (La côte slovène fait environ 50km, c’est donc largement faisable en une journée mais on avait envie de prendre notre temps !)

Koper, Izola (et un petit crochet par Piran) on s’est laissées guider par une très belle piste cyclable (partagée avec quelques scooters) qui longe la côte: la Parenzana (une ancienne ligne de chemin de fer).

Coucher de Soleil sur Isola au loin
Coucher de soleil sur Izola
Izola (Slovénie)
Izola (Slovénie)

C’est vraiment hyper bien balisé et bien aménagé pour les cyclistes, à tel point que lorsque tu croises une voitures, tu la Klaxonnerais presque ! 😁

On a décidé de grimper quand même un peu pour s’éloigner de la côte pour trouver un endroit où planter la tente. Une très belle vue sur la mer adriatique et les marais salants de Secovlje pour dormir, pas mal !

Vue sur le coucher de soleil sur les Salins et la mer Adriatique depuis la tente à Korte (Slovénie)
Vue sur le coucher de soleil sur les Salins et la mer Adriatique depuis la tente à Korte (Slovénie)
Les salins de Sizzolo
Les salins de Sizzolo (Secovlje), vue d’en bas cette fois !

On a fait la rencontre de grosses méduses dans le port d’Izola, jolies, très jolies (tant que tu n’es pas dans l’eau )

Méduses dans le port d'Izola
Méduses dans le port d’Izola

Nous voilà dans un pays où on ne comprend rien ! Contrairement à l’Italien, impossible de se référer aux langues que l’on connaît pour lire les panneaux, faire les courses et tout simplement communiquer ! On est tout de même sauvées, on sait dire Dober Dan (bonjour) et Pivo (bière). ET après un nombre incalculable de répétitions, on sait enfin dire merci : hvala lepa. 👌

On s’est ensuite octroyé 3 nuits de repos dans une guesthouse avec vue sur la frontière Croate ! Anai était fièvreuse et ça aurait été un peu compliqué de pédaler et de dormir sous la tente ! Pour s’aérer un peu, on est sorties avec les vélos pour explorer les alentours (3 km à la ronde) ! Et pschiiiiiit, première crevaison au compteur ! Bon, facile, le vélo n’était pas chargé et on n’était pas loin de notre pied à terre !

L’heure est venue de régler le montant de notre séjour. Pour payer par CB, Toni, notre hôte est venu nous chercher en voiture pour nous emmener à deux km d’ici, dans son restaurant. (car il a un TPE). Il est 20h30, les habitués accoudés au bar sont déjà bien joyeux ! On s’assoit, Toni nous propose à boire : « hard » or « soft », on opte pour les chocolats chauds (enquête terminée : ce sont toujours les mêmes « danette au micro-ondes » qu’en Italie). Maidda vient nous dire qu’elle est contente de nous voir et qu’elle est complètement bourrée. Elle s’interroge sur le contenu de notre tasse, qui ne semble pas s’apparenter à de la bière. On finit par avoir quand même droit au « hard » : les 2 shooters d’un alcool que Toni tire d’une grosse bonbonne en cuivre. Avec un sourire, il nous précise que c’est « fait maison, 82 degrés, anticovid eh ! ». Effectivement, ça pique.

Le fameux alcool à 82°
Le fameux alcool à 82°

Il se pose un peu à table avec nous, et nous conseille de « couper à travers » pour rejoindre Rijeka plutôt que de longer la côte : ce sera moins long ! Effectivement, vu comme ça. Alors qu’on parvient difficilement à finir nos shots, Anai plaisante en disant qu’il n’y a plus qu’à mettre ça dans les gourdes pour repartir. Alors que Toni avait disparu, il revient pile à ce moment-là et nous tend une bouteille d’eau : « C’est pour votre voyage ! Avec ça, vous parlerez toutes les langues ! ». On la prend, en se disant que c’est surement de l’eau ! La bouteille parait encore scellée. C’est seulement 1h30 après, une fois rentrées, qu’on décide de vérifier une bonne fois pour toutes. On vous le dit ici, si jamais on oubliait : ça n’est PAS de l’eau. Pas DU TOUT ! Pas sûres que ça passe toutes les douanes.

On vous laisse découvrir les autres photos de la Slovénie !

Drapeaux de prières

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