Drapeau du Monténégro avec vue sur la baie de Kotor

[Carnet de voyage #7] – Le Monténégro à vélos

J+ 67, 2602 km – Du 18 au 26 mai

> Pločice – Kotor – Sveti Stefan – Sutomore – Stari bar <


Monténégro
🇲🇪. « MONTÉnégro »*. Hm. ça aurait du nous mettre la puce à l’oreille, mais non. On s’est dit « sur la côte adriatique, c’est forcément plat ! ». D’autant que dans nos souvenirs les plus lointains d’histoire-géo, on n’a jamais eu ouïe dire de montagnes autres que les Alpes dans cette zone. Eh bien, on peut maintenant vous prévenir en connaissance de cause : ça MONTE !

*« montagne noire »

Muscles et bronzage cycliste : welcome Montenegro
Muscles et bronzage cycliste : welcome Montenegro



Par ici pour voir toutes les photos de notre passage au Monténégro !

Les Bouches de Kotor. L’arrivée s’est faite en douceur, après une traversée express de 5 minutes en ferry, nous voilà sur une petite route agréable qui longe la mer bordée de maisons en pierres. Et parce que les températures augmentent aussi vite que la fatigue dans nos muscles, la bougonnerie commence à prendre ses aises : c’est donc après une belle pente à 20% (le repos, ça se mérite) qu’on a posé nos sacoches quelques jours près de Kotor -avec une vue imprenable sur la baie et notre vache de compagnie sous le balcon. C’est la première fois du voyage que l’eau du robinet n’est pas potable mais -luxe!- on a une bouilloire.

Baie de Kotor
Baie de Kotor


Kotor
. On s’est baladées dans la ville fortifiée labyrinthique avec ses églises romanes, sa vieille ville médiévale, ses remparts qui s’étendent jusque haut en altitude (c’est très beau d’en bas).

Kotor
Kotor, ville fortifiée.
Kotor
Kotor

Les boutiques touristiques abondent : après les classiques magnets, porte-clés, casquettes, t-shirts, cartes postales… dont seul le nom de la ville vient à changer, il y a une particularité propre à Kotor : le chat. Toutes les déclinaisons de formats, représentations, supports possibles et imaginables sont là. Il y a même un musée du chat ! On est d’ailleurs loin du « il n’y avait pas un chat ». (Tadam)
Après s’être volontairement perdues dans les méandres de cette ville, on commence à être affamées ! 

On se laisse tenter par un stand de « street food » qui vend des crêpes salées. Découverte culinaire, recette unique : base crème, mayo, ketchup, avec fromage et/ou jambon, et cornichons ! Généreux et étrangement pas mauvais !  

Montagne. Côtes. Soleil. (Silence)

Sveti Stefan. Ancien village de pêcheurs au sud de Budva (ville balnéaire sans trop de charme, mais ça à l’air d’être LE spot pour faire la fête et profiter de la plage à TOUTE heure), transformé en un grand complexe hôtelier de luxe (visiblement fermé). Plus très authentique, mais c’est LA photo de carte postale par excellence du Monténégro ! Après les grosses chaleurs (et vallonnements) de la journée, on n’est pas contre l’idée de passer la nuit dans un camping et savourer les plaisirs luxueux d’une douche. Notre GPS nous guide jusqu’au seul établissement dans les parages. 

Sveti Stefan
Sveti Stefan

On se retrouve dans un vaste espace déserté avec vue sur le bel îlot rocheux de Sveti Stefan. Entre sanitaires détruits, caravanes oubliés, « recepcija » en miettes et hôtels en construction abandonnés, c’est un curieux endroit qui contraste avec les alentours ! Comme on est redescendues au niveau de la mer, l’idée de chercher un autre spot pour la nuit ne nous vient pas à l’idée : on a 1 litre d’eau, de la semoule et un sachet de mayo : sauvées ! On relève en souriant que, techniquement, on est dans la légalité : on est bien au camping. 

Après quelques recherches sur internet, on découvre que ce « camping » n’est plus entretenu depuis déjà plusieurs années ! Et jusqu’à peu, des spéculateurs plutôt malins rendaient visite aux campeurs au petit matin pour récupérer l’argent !

Bartula. On quitte la côte vallonnée pour grimper (ça change) jusqu’à Bartula : grosse métamorphose de paysages et d’ambiance. On croise des chiens, des moutons, des chèvres, des ânes à travers les forêts d’oliviers. C’est raide et on se retrouve rapidement sur les hauteurs. C’est là qu’on s’arrête dans un petit camping en pleine nature, réservé aux tentes. On partage pendant 2 jours ce petit coin de paradis (à quelques mètres de marche dans un petit sentier escarpé se trouve une «piscine » naturelle au creux de la rivière turquoise) avec Keneth, Nathalie*, des serpents d’eau et quelques centaines de tétards. Bien sûr, le propriétaire du lieu -d’une sympathie formidable- nous offre deux shots de raki.

*deux belges très chouettes qui sillonnent les routes de l’Europe depuis 1 an déjà.

Dans la piscine de rivière
Dans la piscine de rivière (et les belles marques de bronzage)

Après cette oasis de paix, on prend la direction de l’Albanie; déjà, les gens, les paysages, les odeurs et les bâtiments se transforment subtilement.

Drapeaux de prières

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